Jeudi 23 octobre, Cooper Flagg fera ses grands débuts NBA face aux San Antonio Spurs. Un moment très attendu, mais souvent piégeux pour les rookies annoncés comme les futurs visages de la ligue. Michael Jordan, LeBron James, Victor Wembanyama ou même Zion Williamson… qu’ont fait ces rookies ultra-médiatisés pour leur premier match NBA ?
Avant cela, zoom sur celui qui attire aujourd’hui tous les regards : Cooper Flagg. À seulement 18 ans, le phénomène américain s’apprête à faire ses débuts sous les couleurs des Dallas Mavericks, orphelins de Luka Doncic. Avec ses 2m06, Flagg incarne déjà le renouveau de la franchise texane. En 4 matchs de présaison, l’Américain a montré de belles choses : 11,4 points, 4,5 rebonds et 2,8 passes décisives. Pas de stats mirobolantes, mais de bonnes perfs défensives et une régularité encourageante. Peut-on s’attendre à ce qu’il domine dès ses premiers matchs officiels ? Sans doute pas. Le saut entre la NCAA et la NBA reste immense. Mais tout indique qu’il deviendra rapidement l’un des piliers de la Ligue.
26 octobre 1984 : la NBA découvre Michael Jordan
Le 26 octobre 1984, Michael Jordan enfile pour la première fois la tunique des Bulls pour un match NBA. Chicago affronte les Bullets (l’ancien nom des Wizards) au Chicago Stadium. Et pourtant, le futur meilleur joueur du monde n’est même pas drafté en première position. Il est choisi en 3e place, derrière Hakeem Olajuwon et Sam Bowie. Mais le numéro 23 des Bulls débarque déjà avec un statut de future superstar.
Les Bullets ne s’y trompent pas : ils balancent des prises à deux dès sa première action. Et Jordan ne se cache pas : dès les premières minutes, il fonce dans la raquette, bien décidé à en découdre avec Jeff Ruland, un pivot de 2m08 au physique bien rugueux. Il tente carrément de le posterizer, mais s’écrase violemment sur le dos après un gros contact. Bienvenue en NBA.
Son tout premier panier arrive après 7 minutes et 27 secondes de jeu : un shoot mi-distance côté droit. Propre. Mais comme beaucoup de grands joueurs, MJ subit la pression du premier match. Sa feuille de stats est correcte mais pas extraordinaire : 16 points, 7 passes, 6 rebonds, mais un vilain 5/16 au tir et 5 balles perdues. Pas le meilleur départ sur le papier… mais les Bulls l’emportent 109-93.
Il ne faudra pas attendre longtemps avant que Jordan brille : pour son troisième match NBA, il claque déjà 37 points face aux Bucks de Sidney Moncrief, le meilleur défenseur de l’année. Le ton est donné.
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29 octobre 2003 : LeBron James fait ses grands débuts… à 18 ans
| photo : NBA |
Dix-neuf ans plus tard, un autre phénomène fait ses débuts dans la grande ligue. LeBron James, tout juste sorti du lycée, débarque en NBA à seulement 18 ans. Moins d’expérience, mais plus de hype : c’est sans doute le prospect le plus attendu de tous les temps.
Son premier match est un événement. Plus de 3 millions de téléspectateurs sont devant ESPN. Les Cavs se déplacent à Sacramento pour affronter les Kings. Et très vite, LeBron montre qu’il est prêt. Après 1 minute 30 de jeu, il envoie un coéquipier au alley-oop. Deux minutes plus tard, il dégaine à mi-distance. Ficelle. Plus rapide que Jordan ? Peut-être… passons.
À la fin du premier quart-temps, il affiche déjà 12 points à 6/10 au tir. Hallucinant. Dunk, shoot, caviars dans tous les sens : LeBron fait le show toute la soirée. Il termine avec 25 points, 9 passes, 6 rebonds et 4 interceptions. Une perf énorme… mais pas suffisante pour faire gagner Cleveland, battu 92-106 par Sacramento.
23 janvier 2020 : Zion foule enfin un parquet NBA (avec 3 mois de retard)
| photo : Getty Images |
Le monstre de Duke s’est fait désirer. Blessé dès la présaison, Zion Williamson rate plus de trois mois de compétition. Entre annonces de retour et rechutes, son premier match devient un feuilleton à lui seul.
Mais ce soir, enfin, il est là : au Smoothie King Center, pour un Spurs–Pelicans pas si sexy sur le papier… sauf qu’à lui seul, Zion fait sauter la programmation nationale : le Rockets–Nuggets est décalé. Tout ça pour un rookie ? Oui. Mais pas n’importe lequel.
Résultat ? 22 points, 7 rebonds, 4 passes, 8/11 au tir… et un improbable 4/4 à 3 points. Une entrée hallucinante, qui laissait espérer un avenir doré. Trashtalk résumait bien l’ambiance post-match :
“On aime ou on n’aime pas, on y croit ou pas… mais bonne chance aux haters, parce que les prochains temps risquent d’être bien durs pour eux.”
Le temps a peut-être donné raison aux haters.
San Antonio reçoit Dallas pour une rencontre qui attire tous les regards. 2,9 millions de téléspectateurs sur ESPN. Presque autant qu’un certain LeBron James… Dès sa première action, il contre Kyrie Irving. Quatre minutes plus tard, il plante son premier panier NBA : un trois points en catch-and-shoot. Mais la suite est plus mitigée : 15 points, 5 rebonds, 2 passes, mais aussi 5 pertes de balle et seulement 23 minutes sur le terrain, gêné par les fautes. Les Spurs s’inclinent 126-119 face à une belle équipe de Dallas.
En conférence de presse, Wemby avoue avoir voulu “trop bien faire”. Pas grave. La planète NBA a vu l’essentiel : l’Alien est là.