Difficile d’imaginer une Espagne qui n’arrivera pas en bombant le torse pour cette Coupe du Monde 2026 en juin prochain. Un Mondial inédit puisqu’il se déroulera dans trois pays différents : les Etats-Unis, le Canada et le Mexique. Il concernera 48 équipes, du jamais vu dans l’histoire de la compétition. Après un Euro 2024 qui s’est conclu par le couronnement d’une Roja méritante, l’équipe de Luis de la Fuente arrive avec une étiquette de favori au sacre de Champion du Monde.
Espagne vainqueure de l’Euro 2024 en Allemagne
Source : AFP / DNA
Après une victoire logique à l’Euro 2024, tant les Espagnols se sont montrés supérieurs dans tous les compartiments du jeu face à leurs adversaires, il fallait confirmer. La confirmation “post-champion” est historiquement un passage très compliqué pour les sélections. Ce fut par exemple le cas des Allemands après leur sacre brésilien. La Roja, elle, n’a pas pris le même chemin. Les Espagnols ont su garder la dragée haute pour se qualifier au Final Four de la Nations League, toujours avec un style de jeu alléchant et des individualités hors du commun. Malgré un titre perdu en finale face aux voisins portugais, l’Espagne a montré qu’elle reste sur le même rythme de croisière qu’en Allemagne.
Image de la finale de la dernière édition de la Nations League, perdue aux tirs au but par l’Espagne face aux Portugais
Source : Icon Sports / Onze Mondial
Le chemin vers les Amériques a déjà commencé. En effet, les Espagnols font face à une poule robuste mais abordable composée d’une autre belle surprise du dernier Euro : la Géorgie. Le groupe est complété par une Turquie portée par un Arda Güler en jambe et par la Bulgarie, qui fait office de petit poucet. La Roja a largement survolé ses deux premiers matchs avec un succès 3 à 0 en Bulgarie et une autre victoire clinquante 6 buts à 0 en Turquie. La qualification semble désormais comme une évidence.
Un effectif taille patron
L’Espagne est perçue comme favorite de par le football qu’elle pratique mais aussi grâce son effectif XXL, rempli de talents et d’expérience. La Roja pourra compter (sauf blessure de dernière minute) sur le nouveau joyau du football mondial : Lamine Yamal. Deuxième à la cérémonie du Ballon d’Or derrière Ousmane Dembélé, le jeune ailier de 18 ans porte déjà sa sélection : 4 passes décisives et un but somptueux face à la France, il fut un des artisans majeurs de cette dernière victoire européenne. Pedri, Dean Huijsen, Samu Omorodion ou encore Nico Williams font aussi partie de cette nouvelle génération dorée. De jeunes joueurs certes, mais déjà habitués aux grands rendez-vous. Luis de la Fuente compose d’un autre côté avec des joueurs expérimentés sur lesquels il faudra s’appuyer. C’est le cas du Ballon d’Or 2024 Rodri ou bien du Merengue Dani Carvajal. Un cocktail qui a déjà fait ses preuves depuis le dernier Euro, étant donné les performances qu'à afficher l’équipe castillane pendant et depuis son sacre en 2024.
Quelles sélections pour venir embêter les Espagnols ?
L’Espagne part assurément avec ce statut de “favori” mais elle ne reste pas la seule nation à prétendre à la victoire finale. De nombreuses sélections travaillent bien et peuvent venir gêner cette équipe espagnole dans l’éventualité où elles se rencontrent. Le concurrent principal semble être l’Argentine, championne en titre. Une équipe qui n'apparaît pas perturbée depuis sa victoire au Qatar. En effet, les hommes emmenés par Scaloni ont tout écrasé sur leur chemin : Copa América et une campagne de qualification largement réussie (première avec 9 points d’avance sur le deuxième). L’albiceleste a su rester régulière tout en ramenant de la nouveauté à son effectif, à l’image des sélections récentes de Nico Paz ou Franco Mastantuono. En Europe, la France, l’Allemagne et le Portugal apparaissent comme des favoris sérieux pour cette Coupe du Monde. Tous les trois dotés d’un effectif remarquable et de résultats récents plutôt satisfaisants, elles apparaissent cependant encore en retard, notamment tactiquement, par rapport à la Roja. Attention au Brésil qui, malgré une méforme qui perdure, reste toujours un prétendant sérieux. D’autant plus avec l’arrivée de son nouveau sélectionneur Carlo Ancelotti, qui pourrait éventuellement s’avérer être l’homme de la situation pour la Seleçao.
L’Argentine : vainqueure de la dernière Copa América, ici soulevée par son capitaine Lionel Messi
Source : AFP
Les prévisions ne sont pas toujours gage de triomphe. Vu comme le principal favori aux côtés des Argentins , la Roja devra confirmer sa belle dynamique et son statut clair de favori. Les hommes de Luis de la Fuente seront fixés sur leurs premiers adversaires le 5 décembre prochain, lors du tirage au sort de la phase de groupe qui se tiendra au Kennedy Center à Washington.
Esteban Suarez.




