Bienvenue sur votre rubrique du début de semaine qui retrace votre week-end foot en neuf points. Entre naufrage niçois et élections sous tensions en Catalogne , voici le troisième numéro de Temps Addtionnel.
L’artiste : Nico Gonzalez
Pas flamboyant depuis son arrivée dans la capitale espagnole, Nico Gonzalez s’est montré décisif samedi soir pour la victoire folle de l’Atlético Madrid face à la Real Sociedad, affiche de la finale de Copa del Rey, qui aura lieu dans un peu moins de six semaines. Sur le banc au coup de sifflet, l'Argentin est entré peu après le début du deuxième acte avec son compatriote Julian Alvarez et un certain Antoine Griezmann. Une première grosse occasion ratée pour l’ailier prêté par la Juve ne l’aura pas arrêté. Une belle combinaison avec notre champion du monde français, auteur d’une talonnade pour mettre Gonzalez dans les meilleures dispositions, aura eu raison de la défense basque à la 67e minute. Rejoints au score moins d’une minute plus tard par un pétard de Mikel Oyarzabal, les Colchoneros s’en sont remis à Gonzalez sur une tête rageuse trompant Remiro. Un retour de blessure signée de la plus belle des manières pour l’ancien de la Fio, qui permet à l’Atlético de Madrid de rester dans le top 3, avant d’accueillir Tottenham en Champion’s League ce soir.
Le peintre : Melvin Bard est passé à travers
Pourtant l’une des rares satisfactions de cette piètre saison niçoise, Melvin Bard a été la représentation de la déroute 4 buts à 0 de son équipe face à Rennes dimanche après-midi. Tout d’abord fautif sur le pénalty heureusement raté pour Esteban Lepaul, l’ancien lyonnais n’est pas exempt de tout reproche sur le troisième but breton inscrit par Ludovic Blas. Ce dernier, se baladant de droite à gauche dans la défense sudiste comme lors d’une marche en famille un dimanche, n’a pas forcé pour effacer un Melvin Bard en grand manque d’agressivité.
Il en va de soi de pointer du doigt la saison plus que compliquée de l’OGC Nice, battue ici par un ancien de la maison, Franck Haise. Malgré l’arrivée de Claude Puel, aucune réelle progression n’est à souligner dans le collectif rouge et noir, qui enchaîne un sixième match sans victoire. Il faudra donc s’appuyer sur la Coupe de France, compétition qui apparaît comme une bouffée d’air dans une saison irrespirable. Après une qualif’ acquise à Lorient au terme d’un match ennuyeux, les Aiglons iront à Strasbourg pour tenter de décrocher leur ticket en finale.
La bonne opération : Marseille se rassure un peu
La tempête qui touche le club phocéen s’est un peu calmée en Haute-Garonne samedi soir. Éliminé face à ce même Téfécé lors d’une séance de pénalty stressante ou burlesque, notamment quand Leonardo Balerdi a pris le ballon, les Olympiens ont calmé l’hémorragie en gagnant sur la plus petite des marches au Stadium, grâce à une frappe surpuissante de Mason Greenwood. Après une désillusion comme celle-ci, l’appel au calme était voulu par Habib Beye à la suite de ce succès important, et s’est ressenti dans la célébration tout en retenue, à contrario de celle de l’Olympico de dimanche dernier. Dans un match où ils n’auront pas tout contrôler de bout en bout, subissant parfois des vagues violettes, le premier clean sheet est enfin là pour la défense marseillaise. Une première depuis le 14 décembre 2025. Le faux pas des Gones contre le Paris FC (1-1) leur permet de reprendre place sur le podium, faisant ainsi de l’OM la bonne opération de ce week-end de football.
La côte à 10 qui régale : Port Vale
Vous ne connaissez sûrement pas ce club, et c’est bien normal ! Port Vale, pensionnaire de League One (troisième division anglaise) et dernier de son championnat, a créé la grosse surprise en FA Cup (coupe d’Angleterre) ce week-end en éliminant une équipe de Premier League, en la personne de Sunderland. Auteurs de seulement 6 victoires en championnat, cela n’a pas empêché les joueurs de Port Vale de faire sensation contre le onzième de PL. Dans un Vale Park en fusion, c’est l’ailier néo-zélandais Ben Waine, qui avait déjà délivré les siens au tour précédent contre Bristol City, qui a une nouvelle fois permis à son club de marquer le seul but de la rencontre. Ce petit club de la ville de Stoke-on-Trent rejoint les cadors du pays Chelsea, Liverpool ou encore Manchester City en quart de finale de la compétition, stade que le club n’avait plus connu depuis 54 ans.
Le crackito : Yan Diomandé
Il est sur les tablettes du champion d’Europe en titre ou encore des Red Devils, et au fil des week-ends on commence à comprendre pourquoi. La pépite de 19 ans s’est encore une fois montrée décisive, pour la quatrième fois lors de ses quatre dernières apparitions, samedi pour la courte victoire de Leipzig face à Augsbourg. Intenable sur son flanc gauche, le RB Leipzig a encore fait éclore une pépite cette saison avec Yan Diomandé. Acheté à Léganes pour 1,5 millions d’euros l’été dernier, l’international ivoirien ne s’est pas fait prier longtemps pour devenir un titulaire presque indiscutable. Dans une course à la C1 rythmée en Bundesliga, Diomandé s’est appuyé sur sa puissance et sa rapidité pour égaliser contre Augsbourg, avant que son équipe n’inscrive le but de la victoire dans le temps additionnel. Entre percussion efficace et explosivité étonnante, récompensé d’un total de 10 buts et 5 passes décisives en championnat pour le moment, Yan Diomandé est sans aucun doute le talent numéro 1 à surveiller de près outre-rhin.
La décla’ : “Messi avait signé mais le président a tout fait capoter” Xavi
La légende Blaugrana en a après son ancien président, qu’il accuse d’avoir empêché un retour de Lionel Messi en 2023, alors qu’il était encore en fonction sur le banc du Barça. Alors que la Pulga avait donné son accord pour faire son grand retour en Catalogne, c’est Joan Laporta qui aurait empêché l’opération de se mettre en place, pour des raisons économiques notamment. Interrogé par la Vanguardia, Xavi a encore ce transfert avorté en travers de la gorge : "Leo a signé. En janvier 2023, après la victoire en Coupe du monde, nous avons repris contact et il m'a dit qu'il avait très envie de revenir, ce que j'ai constaté. (...) Le président a commencé à négocier le contrat avec le père de Leo et nous avions l'accord de la Liga, mais c'est le président qui fait capoter tout. (..) Mon intérêt est de dire la vérité, et Leo n’est pas venu au Barça parce que le président ne le voulait pas, pas à cause de la Liga ni parce que Jorge Messi demande plus d'argent – c'est un mensonge". Une déclaration qui ne fait pas les bonnes affaires de Joan Laporta à l’approche des élections présidentielles du FC Barcelone, où il est opposé à Victor Front, soutenu par Xavi.
Le président a d’ailleurs tenu à répondre à ce dernier, et n’a pas mâché ses mots : « Xavi dit qu’il s’est relâché et qu’il n’arrivait plus à concilier vie professionnelle et vie familiale ; il a également déclaré qu’il ne serait pas en mesure de rivaliser avec le Real Madrid pendant des années. Deco m’a dit que Xavi avait ordonné des changements parmi les joueurs importants. Il était constamment insatisfait de l’équipe, des arbitres. Il disait aussi, à propos de son staff, que l’équipe n’était pas compétitive. Lorsque le contrat de Messi n’a pas pu être renouvelé pour des raisons financières, Xavi est venu me voir mi-mars 2023 pour me dire qu’il voulait revenir. Jorge Messi m’a dit en mai qu’il aurait trop de pression et qu’ils préféraient aller à Miami”.
C'est dans la boîte : Après un pénalty sifflé à l'encontre de leur club, deux supporters décident de débrancher la VAR
On se dirige maintenant à Münster, non pas pour leur fromage mais pour une scène peu commune qui s’est déroulée au Preussenstadion. Lors d’un match opposant le Preuben Münster au Hertha Berlin en Bundesliga 2, deux supporters locaux ont décidé de débrancher la VAR après que l’arbitre central ait décidé d’aller la consulter pour siffler un éventuel pénalty en faveur des joueurs de la capitale dans le temps additionnel de la première période. La vidéo a mis un peu de temps à revenir parmi nous, alors la décision a dû être prise à un peu plus de 100 kilomètres du stade où se jouait le match, dans la ville de Cologne. Un sabotage qui n’aura donc pas servi à grand chose, d’autant que leur équipe s’est inclinée dans les dernières minutes du match (1-2). Le club a dans la foulée publié un communiqué condamnant cet acte, et signale avoir lancé une enquête contre ces deux individus.
Le banger : Avom climatise Pierre-Mauroy
Les Lorientais pensaient aller droit vers une semaine à oublier avec l’élimination en Coupe de France contre Nice, et une courte défaite qui semblait se dessiner à Lille. C’était sans compter sur Arthur Avom, qui, après un dégagement de la défense lilloise, a illuminé le début de soirée d’une volée tout simplement inarrêtable pour Berke Özer. Une égalisation sublime pour l’international camerounais de 21 ans, permettant aux Merlus de ramener un point de Pierre-Mauroy et de s’accrocher un peu plus au milieu du classement (10e) en vue de l’objectif maintien des promus. De son côté, le LOSC lâche deux points précieux ainsi qu’une place au classement, au détriment du Stade Rennais, victorieux aisé à Nice (0-4).
L’info WTF : Une samba de cartons rouges à Belo Horizonte
Le derby de Mineiro entre Cruzeiro et Atlético Mineiro, classique de la région, ne s’est pas passé comme prévu. Opposés en finale dans le cadre du championnat régional de l’état fédéral brésilien du Minas Gerais, tout a dégénéré en fin de rencontre entre les deux équipes. Alors que les bleus de Cruzeiro s’envolaient vers un premier titre depuis 2019 dans la compétition en gagnant 1 but à 0, le gardien de l’Atlético Mineiro Ewerson a totalement vrillé après que Matheus Pereira ait laissé traîné sa jambe à la suite d’une frappe des plus anodines. Il s’en est suivi une longue partie de Mortal Kombat entre tous les joueurs et staffs des deux clubs. L’arbitre central de la rencontre, qui s’est écarté des règlements de compte, n’avait distribué que neuf petits cartons jaunes peu après les festivités. Mais dans son rapport d’après-match, onze joueurs de Cruzeiro, dont Renan Lodi, Gerson et Kaio Jorge, ont écopé d’un carton rouge, et 12 joueurs de l’Atlético Mineiro ont eux aussi reçu la même sanction, pour la modeste somme de 23 expulsions.